Le projet

Centre de Formation aux Sports Moteurs Circuit J. Tacheny

Les premiers pas …

Il y a environ 80 ans naissait le club de Mettet, l’Union Motor de l’Entre-Sambre-et-Meuse qui, après cinquante années d’existence, eut droit au titre de “Royal” pour obtenir sa dénomination actuelle : Royal Union Entre-Sambre-et-Meuse (RUMESM). Parce qu’il sut s’adapter et évoluer, le RUMESM a survécu aux grands chambardements qui ont secoué le sport motocycliste au cours des dernières décennies. On peut même estimer que depuis 20 ans le Club a prospéré grâce à cette grande réussite qu’est le Superbiker, l’un des plus grands événements du calendrier du sport moto en Belgique. D’une façon générale, on peut dire que loin de se reposer sur ses lauriers, l’équipe dirigeante du RUMESM a toujours fait preuve de dynamisme et de clairvoyance. Les premiers grands travaux et investissements autour du circuit routier ont été lancés dans les années 60 par Jules Tacheny, ce grand champion motocycliste qui, toute sa vie, s’est dépensé sans compter pour son circuit et sa ville de Mettet. Ce n’est donc que justice s’il a donné son nom au célèbre circuit, connu en Belgique comme à l’étranger.

Depuis 2002, le RUMESM a réalisé l’achat d’environ 13 hectares de terrains jouxtant les actuelles installations du club. Ces acquisitions portent ainsi à plus de vingt hectares d’un seul tenant la propriété du club de Mettet. Toute cette surface est située grosso modo derrière les actuels stands, dans le triangle formé par le circuit routier de vitesse. C’est donc sur des terres appartenant dès à présent au RUMESM qu’a été élaboré le projet du circuit permanent.

L’avant projet

Pour réaliser un projet “qui tienne la route”, le RUMESM a fait appel à des professionnels en matière d’aménagements et d’urbanisme. Il s’agit de l’Agence Wallonne du Paysage + Environnement. Ce bureau a prévu la création d’un circuit volontairement décentré mais juxtaposant les actuelles installations et paddocks. Cela permettra d’avoir toutes les infrastructures de services situées en dehors de la piste. Si les terrains sont assez exigus, l’AWP+E est parvenue à prévoir un tracé aux courbes variées et dont le développement total arrive à un très honorable 2.310 mètres.

Outre les aspects techniques de l’apprentissage de la conduite sportive ou de perfectionnement, les avantages de ce circuit en site propre sont indéniables:
« - les services seront en permanence accessibles de l’extérieur (accueil, secrétariat de course, service presse, police, etc). Fini l’enfermement des pilotes et accompagnateurs à l’intérieur de la piste;
- la sécurité sera considérablement accrue grâce à un ceinturage complet du site;
- les fermetures de routes (et les déviations qui y sont liées) ne seront plus nécessaires;
- le bruit, inévitablement généré (dans les limites légales) en sport moteur, sera confiné dans une cuvette ou “évacué” vers les campagnes par les vents dominants d’Ouest.
»

Par ailleurs, Freddy Tacheny, le fils de Jules, a tenu à donner les précisions suivantes : « Nous avons prévu que le circuit de Mettet soit aussi ouvert aux activités automobiles. Mais il s’agira d’un circuit moto ouvert aux automobiles et non le contraire, comme cela devient de plus en plus souvent le cas. »

Quant à Michel Fiévet, il devait encore préciser : « Deux bretelles de raccordement ont été prévues. Cela permettra, le cas échéant, d’effectuer simultanément l’écolage de deux groupes distincts ».

A l’heure où l’on parle du circuit Supermoto sur la base militaire de Florennes, où l’on parle du retour des motos à Francorchamps et du projet d’un circuit (permanent lui aussi) à Dour, en région montoise, le circuit Jules Tacheny se dessine de plus en plus non pas comme un concurrent mais comme un complément à tout ce qui pourrait exister ailleurs en Wallonie. De plus, il faut noter que circuit permanent n’est pas synonyme de courses permanentes. La piste et ses environs seront consacrés presque exclusivement à de l’écolage, des formations, de la sécurité routière, du perfectionnement à la conduite, … et seulement quelques week-ends par an à de la compétition. Toutes ces activités se feront donc dans le strict respect des normes environnementales en vigueur.

Mais laissons à Michel Fiévet, Président du RUMESM, les conclusions qu’il tirait au moment du lancement de ce projet ambitieux : « Je pense qu’à Mettet, nous avons les meilleurs atouts pour réussir la réalisation d’un circuit permanent. Tout d’abord parce que nous possédons dès à présent les terrains nécessaires et qu’en conséquence il sera possible de réaliser un circuit à des coûts raisonnables. Ensuite, en toute modestie, je peux dire qu’à Mettet, il y a un club moto qui a fait preuve de son savoir-faire en matière d’organisations. Le RUMESM de Mettet possède une excellente image de marque en Belgique comme à l’étranger. Enfin, nous possédons déjà à Mettet toute une infrastructure qui peut être mise au service de la sécurité des jeunes. Si les parents ne veulent plus être angoissés chaque fois que leur fils ou leur fille enfourche une moto, il est grand temps d’avoir des endroits sécurisants où ils pourront apprendre les bonnes attitudes sous les conseils de moniteurs brevetés. Les jeunes ne seront plus obligés d’aller en cachette essayer la machine d’un copain le week-end dans un zoning déserté. Et si par la suite, ils veulent se défouler, au lieu de prendre des risques insensés et d’en faire prendre aux autres usagers des routes, ils auront à proximité un endroit prévu pour cela avec toutes les mesures de sécurité nécessaires. »

Le projet – Les permis

Depuis l’étude préliminaire dont il est question ci-dessus, que de chemin parcouru, que d’obstacles franchis, que d’énergie dépensée pour convaincre tous les interlocuteurs du bien fondu, mieux même de la nécessité de créer cet outil moderne répondant à un réel besoin de nos concitoyens.

  • Avril 2005 : Présentation au Conseil Communal du projet de Centre de Formation intégrant un circuit permanent.
  • Juin 2005 : Présentation publique du projet.
  • Décembre 2005 : Clôture de l’étude d’incidences.
  • Mars 2006 : Création de la Régie Communale Autonome qui pilotera le projet.
  • Février 2007 : Permis unique accordé par la Région Wallonne confirmé après recours en juillet.
  • Mai 2007 : Après appel d’offre, choix du bureau d’étude Igretec pour établir les plans définitifs.
  • Octobre 2007 : Décision du Gouvernement Wallon de subsidier en hauteur de 40% la première phase la construction du circuit permanent.
  • Juillet 2008 : Ouverture des soumissions.

On constate à la lecture de ce bref historique que le rythme tenu pour un projet d’une telle ampleur est plus que soutenu. Depuis l’achat des premiers terrains en 2002 et premiers tours de roue il se sera passé un peu plus de 7 ans ce que tous le professionnels et habitués de tels chantiers qualifient de véritable exploit.

Une foie inébranlable dans la pertinence de la création de ce Centre de Formation, des acteurs munis par la passion et jamais par l’intérêt, des autorités sensibles à tous les arguments développés, expliquent l’émergence rapide de ce projet que tous les pratiquants de sports moteurs appellent de tous leurs vœux.